Par Sheikh Zayd Ibn Mohammad Ibn Hadi Al‐Madkhali – (Qu’Allah le préserve)

Question :

Donner à la parole de quelqu’un un bon sens est devenu une excuse que plusieurs utilisent. Notre question est : Quelle est la règle à suivre quant au fait de prendre les paroles de quelqu’un dans le bon sens? Devons nous faire une distinction entre l’individu qui est Sounni Salafi et les autres à ce sujet ? .

Réponse :

Louange à Allah et paix et salut sur son serviteur et noble messager

Mohammad r., sa famille et ses compagnons.

Ensuite : La parole que nous devons prendre dans le bon sens – et la personne à qui nous devons donner le bénifice du doute – est celle qui vient des gens de science Islamique et qui suivent la voie du Qor’an et de la Sounnah selon la bonne compréhension et qui s’accrochent et mordent fermement dedans avec leurs molaires et qui les défendent avec ce qu’Allah leur a donné comme capacité dans la connaissance et comme sagesse dans la Da’wah. Ceux‐là, lorsqu’on trouve dans leurs paroles, ou dans une partie de leurs paroles, quelque chose qui peut à la fois impliquer quelque chose d’acceptable et quelque chose d’innaceptable, alors dans ce cas, il faut la prendre dans le bon sens et donner à cette personne le bénéfice du doute. Tout en faisant tout ce qui est en notre capacité pour clarifier l’affaire et pour que cette parole soit expliquée de façon détaillée, pour qu’il ne reste plus de confusion pour les gens. Car la vérité est une chose unique qui ne se divise pas et pour cette catégorie de personnes, que ce soit des groupes ou des individus, hommes ou femmes, la parole d’Allah s’applique : (Ô vous qui avez cru! Evitez de beaucoup de soupçons [sur autrui] car une partie des soupçons est péché.) Al‐Houjouraat : 12…

En ce qui concerne ceux qui sont atteints de la maladie de l’ignorance, des doutes (Shoubouhaats) et des désirs (Shahaawaats), lorsque l’un d’entre eux dit quelque chose qui fait du tord à l’Islam et aux musulmans, parmi les Bid’ahs égarantes et les erreurs qui sont les résultats des passions qu’une personne suit ou parce qu’elle est éblouie par sa propre opinion ou parce qu’elle suit une méthodologie dans laquelle il y a plus de fautes que de positions valables et dont le mal est plus grand que le bien et dont l’égarement est plus apparent que la guidance. Dans le cas d’individus de ce genre, il ne faut pas leur donner le bénéfice du doute, ni chercher à les excuser dans leurs erreurs, dans ce qu’ils ont écrit avec leur plume ou dans ce qu’il ont diffusé et fait parvenir aux oreilles et aux coeurs des gens pour leur mettre une Fitnah dans leur religion et amener du mal aux musulmans et à leurs enfants. Parmi ceux‐là, il y en a beaucoup à notre époque qui opposent la vérité (Al‐Jamaa’ah) sur plusieurs questions reliées à la ‘Aqidah et à l’adoration, à la science et dans la méthodologie de la Da’wah, du Jihaad et de la réforme (Al‐Islaah). Comme les gens qui font partie des organisations qui veulent détruire l’Islam, les sectes qui sont dans l’erreur, les programmes et les idéologies déviantes et les tendances partisantes (Hizbiyyah) qui contredisent le Manhaj de Ahlous‐Sounnah wal‐Jamaa’ah, qui sont les Salafs Salihs ainsi que ceux qui les suivent (qu’Allah soit satisfait d’eux).

A partir de cette présentation résumée, la distinction entre le Sounni Salafi et l’innovateur (Bi’di Khalafi) sera apparente pour le questionneur.

Et les paroles ambigües qu’on entend à notre époque, de la part de ceux qui sont à la tête des groupes de passions et de Bid’ahs, et de la part de ceux qui les suivent aveuglément, ne sont que des paroles d’ignorance et de ruse. Parce qu’ils utilisent ces paroles pour justifier ce que leurs théoriciens et leurs directeurs diffusent et qui contient des choses qui détruisent certaines Sounnah qui sont reliées à la clarification de la ‘Aqidah Salafiyyah correcte et à la méthodologie scientifique Islamique pour les remplacer par les Bid’ahs égarées et égarantes. Comme lorsqu’ils disent aux gens de la vérité : « Ayez une bonne pensée de vos frères ». Ils veulent dire part ceci les frères Hizbiyyines qui sont tous organisés en groupes contre les savants Salafis qui ont réfuté et qui réfutent aux groupes leur pluralisme, leur division et le fait qu’ils s’accrochent à des méthodologies qu’ils ont pris des Kouffars et qui sont en opposition avec plusieurs des principes fondamentaux du Manhaj des Salafs. Ils disent au sujet de leurs chefs lorsqu’ils diffusent des innovations : « Ce sont des Moujtahidouns. Celui d’entre eux qui a raison a deux récompenses, tandis que celui d’entre eux qui a tord a une seule récompense et il n’y a pas de problème. » Et ils mentionnent comme preuve pour cela la parole du prophète  : « Lorsqu’un juge fait un Ijtihaad et qu’il a raison, il a deux récompenses. Mais s’il fait un Ijtihaad et qu’il se trompe, alors il n’a qu’une seule récompense et son erreur lui est pardonnée. »

Et il n’échappe pas à ceux qui ont une bonne compréhension de la religion que leur utilisation de ce texte comme preuve pour justifier les Bid’ahs des gens de Bid’ahs et les erreurs des gens de l’erreur n’est pas à sa place! Car ce texte concerne uniquement ceux qui font réellement partie des gens de l’Ijtihaad et qui font partie de ceux qui se désavouent sincèrement des gens de passions et de Bid’ahs. En ce qui concerne celui qui n’entre pas dans cette description, alors il ne doit pas être classé parmi les savants Moujtahidines, ceux qui ont une grande part des sciences du Qor’an et de la Sounnah selon la compréhension correcte et qui sont sur l’application pratique de cette connaissance dans leurs paroles et leurs actions. Que ce soit dans ce qui est caché ou apparent, intérieur ou extérieur. Et Allah sait mieux!

Tiré du livre AlIqdoulmounaddadou aljadiid, publié par Dar Al‐Minhaaj, volume 1, pages 67‐69.

Traduit par Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al‐Hayiti.

Mardi 17 Mars 2009, Montréal, Québec, Canada.

Quand_&_qui_on_donne_le_benefice_du_doute